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La prise en charge diététique à la clinique Lambert

le 04/06/2021

Lorsque la maladie devient plus compliquée et qu’elle détériore considérablement l’état de santé du patient et le mène parfois vers la dénutrition, les recommandations alimentaires d’un professionnel deviennent urgentes et tiennent une place prioritaire dans la prise en charge de la maladie.

Emilie MASI, Diététicienne Nutritionniste
Emilie MASI, Diététicienne Nutritionniste

C’est dans une démarche thérapeutique et préventive qu'intervient, Emilie MASI, Diététicienne Nutritionniste, à la Clinique Lambert.

Pas de travail en solo, membre à part entière de l'équipe de soin

La diététicienne travaille en collaboration avec les équipes soignantes pour prendre en compte l’ensemble des informations médicales. Elle s’entretient aussi avec le patient pour connaître ses habitudes et ses goûts. En fonction de ces éléments, elle établit des protocoles nutritionnels qui permettent d'éviter l’apparition de complications. La Diététicienne Nutritionniste a une mission d’éducation, de prévention et de formation, auprès des patients comme auprès du personnel hospitalier.

Quelles sont vos missions au sein de la Clinique ?

D’une manière générale, ma mission consiste à évaluer les consommations alimentaires des patients afin de m’assurer que celles-ci correspondent bien à leurs pathologies (maladies rénales, cancers, diabètes…) et de prévenir le risque de dénutrition. Je mets en place des mesures correctives si besoin.

Les principaux points d’attention selon les services :

En service médecine - oncologie

  • Adapter les régimes alimentaires aux pathologies et problématiques des patients (repas mixés pour les cancers de l’œsophage, mise en place d’un protocole de réalimentation après intervention chirurgicale, repas hypo potassiques et/ou diabétique pour les patients ayant, en plus de leur cancer, un problème de rein ou de diabète…)
  • Suivre l’évolution du poids des patients et préconiser la mise en place de compléments alimentaires pour éviter les risques de dénutrition.
  • Mettre en place, en accord avec les médecins, des alimentations artificielles (nutrition parentérale ou entérale) lorsque le patient ne peut plus s’alimenter « per os » (par la bouche).
  • S’assurer que l’hydratation est correcte et que le transit des patients est régulier. Dans les cas de constipations et diarrhées, donner des conseils alimentaires avant la mise en place des traitements.

En chimiothérapie

  • Présenter les désagréments nutritionnels et digestifs des chimiothérapies (modification du goût des aliments, apparition de goûts métalliques, anorexie, nausées, vomissements, diarrhées et/ou constipation) et donner des conseils et astuces naturelles pour lutter contre ces désagréments avant la prise de médicaments.
  • Suivre les patients pour éviter les pertes de poids et les risques de dénutrition et mettre en place des mesures correctives, si cela est nécessaire.

En dialyse

  • Expliquer les règles de l’alimentation en dialyse : diminution drastique du sel, de l’hydratation, du potassium, du phosphore et parfois des sources de protéines (présentation des aliments comportant le plus de potassium et phosphore…).
  • S’assurer qu’il n’y a pas d’autres pathologies (ex : diabète). Si cela est le cas, expliquer les spécificités alimentaires liées à ces pathologie

Les patients sont-ils réceptifs aux conseils ?

   « Très souvent, le patient a beaucoup de mal à accepter de modifier son alimentation, comme toute personne d’ailleurs ! C’est pourquoi l’échange avec le patient est primordial. Une mission parfois compliquée ! C’est le côté humain de mon métier que j’apprécie le plus. »