Actualités

Portrait de Jeremy, infirmier au bloc opératoire

le 26/07/2021

Avec plus de 744 000 infirmiers, la profession d’infirmier, avec celle des aides-soignants représente en termes d’effectifs la première fonction en France et seulement 8200 sont des infirmiers du bloc opératoire.

Jeremy, infirmier du bloc opératoire

En France, il existe une pénurie d’infirmiers du bloc opératoire et la Clinique Lambert contribue, à son niveau, à la résolution de cette problématique. Exemple avec Jeremy qui a été formé en interne pour devenir infirmier de bloc.

Quel a été votre parcours ? 

Infirmier diplômé d’Etat depuis bientôt 6 ans avec 2 ans d’expérience en urgences, j’ai intégré la Clinique Lambert en Mars 2020 pour le poste d’infirmier des urgences qui a très vite évolué. J’ai eu l’opportunité d’être formé en interne pendant 6 mois en doublon avec des infirmières chevronnées sur toutes les spécialités au bloc opératoire: la chirurgie, la gynécologie, l’ophtalmologie, la chirurgie esthétique, l’orthopédie, la stomatologie, l’urologie. 

Une formation enrichissante aux côtés de formateurs très à l’écoute, qui m’a donc permis de devenir infirmier de bloc opératoire.

A quoi ressemble une journée d’un infirmier au bloc opératoire ?

La journée débute à 7h30, on installe et on ouvre la salle pour la première opération avec vérification du matériel adéquat puis on partage un café avec les collègues avant de commencer.

Ensuite, le patient arrive en salle de réveil et avant de l’installer en salle d’opération on vérifie son identité tout en s'assurant qu’il est bien à jeun. Très souvent les patients sont stressés, c’est pourquoi je prends le temps d’échanger avec eux. Ça les tranquillise et permet de diminuer leur charge émotionnelle.

À 8h00, on lance les opérations, on vérifie une fois de plus les informations concernant le patient (identité, site opératoire, nom du chirurgien, s’il y a des allergies etc… vérification ultime avant de l’endormir pour opérer), ensuite on habille le chirurgien. On suit les temps opératoires  ce qui permet d’anticiper plus au moins le besoin du chirurgien, c’est vrai que ce sont eux qui ont toute la responsabilité mais c’est nous qui sommes garants à l’extérieur, du bon déroulé de l’opération. S’ils leur manquent la moitié du matériel en salle, forcément ça les mettra dans de mauvaises conditions.

On reste à disposition du chirurgien jusqu’à la fin de l’opération, on s’occupe ensuite du débarrassage des champs opératoires et on installe le patient sur le brancard.

Le processus se reproduit jusqu’à la fin du programme opératoire et s'il n’y a pas d’autres opérations prévues, nous sommes considérés comme hors salle, on prépare le matériel du lendemain qui servira aux chirurgiens et s’il on peut on installe les salles.

Qu’est-ce que cette formation vous a apporté ?

J’ai acquis de nouvelles connaissances, j’ai appris un métier qui est finalement assez différent de celui que j’avais. Un infirmier aux urgences est vraiment une éponge qui absorbe beaucoup d’émotions en un laps de temps très court, cela génère énormément de stress. Il faut être capable de faire beaucoup de choses rapidement, c'est un métier très riche en termes de connaissances et tu es tout le temps à 100% physiquement parlant.

Et mon poste actuel me permet de moins m’investir émotionnellement, c’est tout aussi physique mais les horaires sont plus souples, les équipes moins stressées et je me déconnecte plus facilement à la fin de la journée contrairement aux urgences.

L’équipe d’encadrement est à l’écoute de son personnel, elle s’investit et c’est rare de nos jours, je remercie d’ailleurs tous mes collègues pour leur entraide. Nous sommes une équipe de bloc très soudée, il y a une vraie alchimie et c’est un réel bonheur de les retrouver chaque matin.

Comment aimeriez-vous évoluer dans votre métier ?

A l’aide de ma formation en interne à la Clinique Lambert, je me prépare actuellement pour l’obtention de la VAE (Validation des acquis de l’Expérience) pour ensuite devenir IBODE (Infirmier de bloc opératoire d’Etat).

J’ignore ce que l’avenir professionnel me réserve mais aujourd’hui je ne me vois pas ailleurs que dans le bloc opératoire.

Un jour j’espère pouvoir me consacrer entièrement à ma passion qui est  la pâtisserie. Autodidacte depuis mon jeune âge, j’ai toujours rêvé de pouvoir vivre de ma passion.